Abstract
Alors que l´Amazonie est la région du Brésil
qui montre les taux de croissance urbaine les plus importants, les
grands programmes de coopération (comme le Programme Pilote
du G7) se focalisent sur des problématiques rurales, principalement
liées à la préservation des ressources naturelles
et au respect des populations "traditionnelles", ceci
à l´échelle régionale, voire planétaire
(l´Amazonie, poumon de la terre...).
Parallèlement à cela, les ressources internationales
dirigées vers le développement urbain, issues essentiellement
de la Banque Interaméricaine de Développement (BID),
sont destinées à des projets extrêmement localisés.
Ils se concrétisent par des transferts financiers accompagnés
de cahiers des charges directement issus des principes de gestion
du modèle néo-libéral. De leur conception jusqu´à
leur mise en oeuvre, les projets doivent répondre aux exigences
de la "bonne gouvernance" et ainsi faire le lien entre
les institutions publiques fédérales, étatiques
et municipales et les représentants de la "société
civile" - ONGs au premier plan, le tout encadré par
les experts de la BID.
D´une part, les différents acteurs locaux impliqués
s´approprient ces principes de gestion chacun à leur
manière, ce qui crée des tensions qui désservent
les objectifs audacieux des projets. D´autre part, les questions
urbaines sont souvent traitées sans tenir compte des dynamiques
régionales et de la complexité sociologique locale,
ce qui tend à transformer les investissements réalisés
en projets demonstratifs.
A partir de ce constat, l´article analyse les tensions qui
caractérisent le marché du développement urbain
en Amazonie, pour ensuite explorer quelles alternatives pourraient
les altérer, en examinant particulièrement celles
issues des expériences de coopération décentralisée.
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