Abstract
1 - L'ultra libéralisme annonce son intention de faire de
l'urbanisme l'organisateur du territoire d'une sorte de " grand
marché urbain " par ajustement et intégration
à la sphère mondiale des marchés locaux : du
logement, du foncier, des préférences/exclusions socio-spatiales,
des services
. Nous avons assez d'influence sur l'idéologie
de l'urbanisme pour le détourner de cette voie et lui faire
servir d'autres fins : construire la cité à partir
de droits individuels et collectifs et d'exigences politiques. Tentons
de renverser la vapeur de l'ingénierie urbaine en prenant
le droit à la ville et le droit au logement comme fondateurs
d'un autre ordre urbain.
2 - Stratégiquement nous serons plus efficaces si nous arrivons
à unifier la théorie du développement urbain
en réduisant la division " villes riches du Nord /villes
pauvres du Sud " en insistant sur ce que chaque ville a à
faire : fournir le même effort structurel de développement
en direction des couches sociales qui, toutes choses égales
par ailleurs, sont partout dans la même situation, dans l'incapacité
de bénéficier des " bienfaits de l'urbanisation
". Cette unification libérera les alliances politiques
et les échanges d'expériences.
3 - La mondialisation n'est pas telle qu'aucune riposte ou contre
offensive ne soit possible, par exemple en organisant la vie quotidienne
selon des principes de proximité capables de résister
à la globalisation financière.
Nous ne sommes pas au bout de nos peines théoriques et pratiques,
mais qui ne tente rien
Ces trois volets se situent bien dans
le domaine de compétence de la recherche. La question des
alliances et des procédés est à poser est tactiquement
à aborder dans un deuxième temps.
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