Abstract
L'Algérie est-elle mal partie ? Il y a juste quarante ans,
c'était pourtant l'époque de l'indépendance
nationale, celle des grands espoirs où le pays voulait rejoindre
le progrès social pour ses populations. Mais que reste-t-il
de ce rêve ? Aujourd'hui, c'est le temps de la mondialisation,
la récession économique à l'uvre, les
restrictions budgétaires y sont le sort, l'heure est aux
comptes et aux dures vérités. Et l'Algérie
est une nouvelle fois poussée hors du temps du monde.
Le constat d'échec des politiques d'ajustement structurel
établi, soulève entre autres retombées redoutables,
celle de l'habitat précaire qui a connu un développement
considérable au cours des deux dernières décennies
échappant plus que d'autres aux normes et règlements
en vigueur, remettant en cause la possibilité pour les populations
vulnérables de vivre dignement et en sécurité
.
Le cas d'étude de Annaba, reflète les caractéristiques
proches des grandes villes industrielles subissant une grande ampleur
du phénomène, qui s'inscrit dans le contexte précédemment
décrit et est utilisé dans la présente étude
pour illustrer une réponse donnée par les nouvelles
stratégies de résorption de l'habitat précaire
dans le cadre de projet de développement urbain mis en uvre
par l'état et dont les formes d'intervention et les objectifs
étaient variées.
L'objet de la présente communication est de rendre compte
de certaines expériences permettant d'instruire et de cerner
les réalités qui les accompagnent et de faire toucher
du doigt les modalités d'intervention, leur gestion et un
certain nombre de difficultés qui font bondir d'indignation
technique ou esthétique , car elles étaient en porte
à faux avec la réalité sociale. De quoi traite
t-on un projet destiné à améliorer une réalité,
sinon que l'échec est devenu patent et réellement
perceptible et désormais impossible à camoufler ?
La recherche d'un habitat correctement adapté aux exigences
d'aujourd'hui et de demain demeure en attente. Les grands profits
faisant encore la loi.
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