Abstract
Les fondements idéologiques des modèles néo-liberaux
en matière de gestion urbaine cherchent l'intégration
et l'homogéneisation des territoires, du point de vue du
capital. Mais les politiques et les programmes visés par
les défenseurs de ces théories pour les pays en développement,
n'ont fait qu'homogénéiser les effets négatifs
déjà vus dans les pays développés, mais
augmentés en échelle: la ségrégation
socio-spatiale, la fragmentation des villes, l'éparpillement
urbain, l'exacerbation des pratiques spéculatives, la montée
du prix du sol, bref, l'instauration des schémas d'urbanisation
insoutenables du point de vue fonctionnel et ecologique, et avant
tout, socialement injustes. Et surtout la perpétuation d'un
modèle de controle socio-politique qui confère à
l'Etat le pouvoir de négocier non pas des droits attachés
au sol, mais les droits d'inclusion et partant, d'appartenance à
la ville. À travers l'analyse des terrains vides à
Guadalajara (Mexique), on explore le modèle de ville et de
société que les politiques néo-libérales
sont en train d'y imposer.
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