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ESF/N-AERUS International Workshop Geneva, Palais des Nations - May 3-6, 2000
CITIES OF THE SOUTH:
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Agnès Serre
EHESS-CRBC, Ecole des Hautes Etudes de Sciences Sociales - Paris
UFPá-NAEA, Núcleo de Altos Estudos Amazônicos - Belém
Le Brésil, comme de nombreux pays en voie de développement, a connu une urbanisation accélérée liée à une industrialisation de masse et à une forte croissance démographique. Ce processus a affecté l'Amazonie, en particulier Belém et Manaus, les deux principales villes et capitales respectives de l'Etat du Pará et de l'Amazonas. Parallèlement, on constate l'exacerbation des inégalités sociales. Le Brésil figure parmi les pays où la répartition des revenus enregistre les écarts les plus importants. Il en résulte une urbanisation différenciée, l'espace urbain étant organisé en zones de structure sociale relativement uniformes. Au sein des zones, les facteurs d'homogénéité sont : le montant des revenus, le degré d'instruction, le statut d'occupation, les groupes ethniques ainsi que les trajectoires de vie. Ces facteurs d'homogénéité à l'intérieur d'une zone sont les facteurs de différenciation entre ces zones. On parle ainsi d'espaces sociaux tels que les quartiers bourgeois, les quartiers de classe moyenne, les quartiers ouvriers et les bidonvilles, distinctions qui se retrouvent à Belém. Cette division de l'espace est accentuée par le phénomène d'expansion urbaine. Et dans les quartiers ou les équipements collectifs et les infrastructures urbaines font défaut, la population s'organise pour tenter d'améliorer ses conditions de vie. Ces organisations populaires, acteurs à part entière de la vie publique, représentatifs du Troisième Secteur, prennent position contre une certaine forme de spoliation urbaine et pour le droit à la citoyenneté de leurs membres. Dans le montage et la réalisation de leurs projets, elles sont souvent aidées par des institutions publiques, des organisations non gouvernementales, ONG, l'Eglise catholique et diverses églises pentecôtistes. Elles fournissent un appui financier et un soutien pédagogique. Certes, le combat qu'elles mènent n'a pas réussi à faire disparaître la pauvreté et la ségrégation urbaine des villes, mais il a contribué d'une façon ou d'une autre à mettre en œuvre un développement plus durable.
Dans cette note, il ne s'agit pas de reprendre l'intégralité des projets développés par la Société Civile à Belém, mais de comprendre pourquoi certains projets mis en œuvre par les organisations populaires atteignent leurs objectifs en terme de développement durable et d'autres pas. La question est de savoir quelles sont les conditions pour qu'un projet contribue efficacement à l'amélioration durable des conditions de vie dans les quartiers.
L'article fait référence à un travail de recherche mené à Belém dont l'objectif est d'évaluer le rôle des organisations populaires dans l'aménagement urbain et plus particulièrement dans l'amélioration des conditions de vie dans les quartiers. Pour mener à bien cette recherche, une enquête a été réalisée dans les quartiers de Belém. Elle porte sur 210 organisations recensées dans huit quartiers de structure urbaine différente parmi lesquelles 125 d'entre elles développent effectivement une activité.
N-AERUS: Network-Association of European Researchers on Urbanisation in the South
http://www.naerus.net